Une association au secours des chats

Publié le 8 décembre 2015 | Actualité / Confolentais / Une

asso cats sally moss

Sally Moss, présidente de l’association, s’est lancée dans l’aventure après avoir eu un appel de la mairie de Saint-Laurent-de-Céris, qui constatait une prolifération de chats sauvages sur le secteur. «J’avais déjà agi sur le secteur de l’hôpital de Confolens, après une invasion de chats sur la terrasse des soins palliatifs». Cette aide-soignante, amoureuse des félins, a donc décidé de créer l’association CATS, pour trouver des solutions raisonnables et raisonnées afin de limiter le surnombre de chats errants. A l’aide de ses deux pièges qui fonctionnent sur le même système que les souricières, Sally Moss attrape des chats «sans leur faire de mal», pour les emmener chez le vétérinaire, qui effectue ensuite des contrôles sanitaires pour limiter les problèmes hygiéniques, tatoue les félins pour qu’ils soient référencés, et les stérilise en cas de nécessité. «Depuis septembre, 16 chats ont été stérilisés». Ratio non négligeable donc, et une cause qui a son effet. «Beaucoup pensent que l’euthanasie est la meilleure solution. Mais c’est faux, un chat veut avoir un territoire. Si on euthanasie un chat, un autre viendra prendre son territoire et s’y reproduire à son tour» explique l’experte en félins. En effet, la stérilisation apparaîtrait comme la meilleure solution «puisqu’elle permet une régulation des naissances efficace sur le long terme, plutôt que de tuer sans raison». Toutefois, celle-ci a un coût. Pour financer ces opérations, Sally Moss a plus d’un tour dans son sac. «J’organise des enchères sur ma page Facebook* après avoir eu des dons d’objets de personnes. L’argent récolté me permet de faire des bons pour le vétérinaire avec qui j’ai signé une convention». Enchère, mais aussi des tombolas, à l’image d’un tirage organisé à Saint-Claud, qui a permis de récolter 500 € de fonds, de quoi réaliser une dizaine de stérilisations. «Une fois les chats adultes stérilisés, je les ramène chez moi pour la nuit avant de les relâcher parce qu’ils sont définitivement sauvages. C’est plus simple avec les chatons, je peux leur trouver des familles d’adoption». Chats sauvages, mais aussi des chats blessés ou en situation de détresse, la présidence de CATS milite sur tous les fronts, pourvu qu’on ne fasse pas de mal à son animal favori. Joël Baudet, maire de Saint-Claud, est lui aussi confronté à des plaintes de la part des riverains sur la surabondance de chats sauvages dans sa commune, et trouve cette initiative «très bonne». Il a tenu à informer la présidente de l’association CATS qu’il demanderait à son conseil «si une subvention pouvait lui être octroyée». En attendant, Sally Moss continue son combat avec détermination. *Si besoin, contacter l’association par Facebook. Groupe fermé : «Association CATS»