Les élus formés aux enjeux de l’eau

Publié le 15 décembre 2015 | Actualité / Confolentais / Une

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Créé en janvier 2014, le syndicat «essaye depuis quelques mois d’apporter suffisamment de connaissances aux élus et partenaires pour prendre des décisions concrètes» selon son président, Benoît Savy. D’autant plus que le Confolentais était jusqu’à maintenant la dernière zone blanche sans syndicat de bassin, causant «une carence de compétences sur le domaine de l’eau». «La première marche est pour 2016, nous allons établir un diagnostic d’un an sur l’état initial du réseau hydrographique qui concerne nos bassins, derrière cette étude, nous pourrons établir un calendrier d’actions» Mais d’abord, place à cette sensibilisation auprès des élus. «L’idée est d’inclure les élus et nos partenaires, qui sont essentiellement les chambres consulaires dont la Chambre d’Agriculture, les fédérations de pêche et les associations de défense de l’environnement, dès les prémices du projet».

De l’aspect technique à la pratique

Une première journée de formation a été dispensée à Bussières-Boffy, et abordait la problématique de l’eau en général par l’intervention de l’IFREE, institut de formation. «La formation du vendredi 27 novembre était plus technique. Une journée didactique avec des intervenants techniciens, comme Marie Adelbert, médiatrice au syndicat mixte Vienne-Goire». Avec des explications sur les différents systèmes hydrologiques, tel que les abreuvoirs à bovins implantés directement au niveau des bassins, qui ont été données dans la matinée. L’après-midi a conduit les élus sur le terrain à Saint-Laurent-sur-Gane. «C’est simple, aujourd’hui, nous avons des obligations de la DCE (Directive Cadre Européenne), qui nous demande de reconquérir la qualité de nos milieux aquatiques. En Charente Limousine, les enjeux sont très importants». Et les chiffres parlent d’eux-mêmes ; l’Issoire fournit 14 000 foyers Confolentais en eau potable, le Goire ne possède plus aucune espèce piscicole et la Vienne, «c’est l’élément identitaire du territoire en plus d’une thématique importante autour de la pollution». «Les élus ont donc tout intérêt à se pencher sur la question, d’autant plus que cela a évidemment un impact économique positif pour le territoire, en plus des responsabilités de l’eau qui vont être de plus en plus déléguées aux intercommunalités avec l’application des réformes de fusion». En tous les cas, ils étaient une quarantaine d’élus à jouer les bons élèves lors de cette seconde journée de formation.