Le Pays Ruffécois se penche sur le lien entre mobilité rurale et santé de l’habitant

Publié le 18 mars 2020 | Une

Le plan d’action du plan de mobilité rurale (PMRu) a fait l’objet d’une évaluation d’impact en santé (EIS) qui a permis de mieux comprendre les relations entre la santé et la mobilité. Les résultats ont été présentés à Courcôme mardi 10 mars au cours d’une réunion organisée par Guillaume Quenot, chargé de Mission Santé Sport Solidarité (1) au Pays Ruffécois.
Luc Viart, de la ‎direction départementale des territoires de la Charente (DDT) est revenu sur le PMRu qui a pour objet d’améliorer la mise en œuvre du droit au transport dans les territoires à faible densité démographique (2).
«La mobilité en Ruffécois, constate Fabrice Geoffroy maire de Courcôme, c’est un TGV qui ne s’arrête pas, une RN10 non plus, un territoire dans tous les sens». Luc Viart constate: «Sur ce territoire qui possède, à l’ouest, et à l’est, des zones non desservies, 70% des déplacements se font en voiture, et 60% font moins de 3 kilomètres. Le trajet domicile-travail, c’est à 90% en voiture personnelle. Or, 8% des ménages n’ont pas de véhicule à disposition, et moins de 5% se déplacent en transport collectif. Le Rurabus est peu connu, au début pour les personnes âgées, pour tous depuis deux ans. Les habitants, contents de leur mode de transport, ne sont pas habitués à autre chose que la voiture. Pour évoluer il existe des leviers d’action, mais qui va s’en saisir ?» Fabrice Geoffroy sera le premier à s’impliquer dans cette démarche novatrice: «Dans le cadre du schéma vélo à la campagne et l’aménagement du bourg de Courcôme, nous voulons relier, les trois bourgs de notre commune nouvelle – Courcôme, Tuzie et Villegats – à pied et à vélo par les chemins ruraux». Il reste entre autres leviers la création d’une plateforme dédiée à la mobilité, du transport à la demande, le covoiturage solidaire, un garage solidaire face au souci du mauvais état de certains véhicules, une MSAP itinérante, et en matière de communication l’abandon des sigles incompris. Mais il faut trouver des pilotes. «L’essai de Courcôme peut donner un bon élan» soutiennent les participants.