Le maire lutte contre la désertification

Publié le 15 décembre 2015 | Actualité / Confolentais / Une

denis delage st maurice

Denis Delage, maire de Saint-Maurice-des-Lions, et ses trois adjoints, se retrouvent chaque lundi soir pour faire le bilan de la semaine passée. Et réfléchissent au quotidien au maintien des commerces et au développement de la commune. «Comme toutes les petites communes des milieux ruraux, nous subissons nous aussi la disparition de nos commerces» concède Denis Delage. Comme ce fut le cas l’an passé, avec la disparition de l’épicerie locale qui fournissait notamment la cantine scolaire. «Nous avons encore une boulangerie pâtisserie, un coiffeur, mais notre point fort, c’est la trentaine d’artisans qui vit sur la commune». Pour remédier à cette perte de commerces de proximité, le maire de Saint-Maurice et ses élus sont en train de bâtir un projet hypothétique de création d’un point-vente, «qui regrouperait les produits des acteurs locaux». «Toutefois, tout cela nécessite une organisation conséquente en amont, je dois d’abord m’informer auprès de mes administrés pour connaître leurs attentes». Connaître le ressenti de ses administrés, Denis Delage s’y exerce depuis son premier mandat qui date de 2001. Mais pour le maire de la commune qui comporte un peu moins de 900 habitants, «il faut trouver des alternatives à la population vieillissante et se renouveler, s’adapter à notre temps». Des demandes de subvention auprès du département ont été réalisées pour obtenir une meilleure qualité de réseau. «L’adaptation commence par internet. Pour faire venir de jeunes familles, il faut désormais disposer de ce service». Renverser la tendance, oublier les décès plus nombreux que les naissances sur les actes civils, Denis Delage ne désespère pas. «On a tout intérêt à bien se positionner sur ce que l’on peut faire et voir où l’on va. Peut-être que nous trouverons des solutions avec l’éventuelle Communauté de communes regroupée». Pour autant, l’effectif des scolaires est stable, avec 70 enfants inscrits d’année en année et en moyenne, «trois à quatre maisons neuves qui se construisent chaque année». Des familles jeunes semblent s’installer, aubaine pour la commune. «Il faut parvenir à trouver une articulation entre ce qu’on peut proposer aux jeunes habitants qui souhaiteraient s’installer, et ce qu’ils pourraient apporter à la commune après leur arrivée». L’alternative passe par là.