L’AMAC remet un chèque de 500 euros aux réfugiés du CAO

Publié le 9 octobre 2018 | Actualité / Confolens / Confolentais

Un peu moins de trois mois après la journée solidaire organisée conjointement par l’AMAC (association de musique et animation culturelle) et le CAO (centre d’accueil et d’orientation) de Confolens, dimanche 8 juillet, l’heure était venue la semaine dernière pour les Confolentais de remettre un chèque de 500 euros destiné aux 50 réfugiés logés à la Commanderie depuis maintenant sept mois. 
Durant cette journée du 8 juillet, une centaine de personne est venue profiter de beaux moments d’échanges et partager un plateau repas concocté par les réfugiés. On pouvait ainsi déguster un qabuli palaw, plat typique d’Afghanistan à base de riz épicé et de poulet, le sega watt (boeuf épicé) d’Erythrée et d’Ethiopie, des accompagnements caractéristiques à la Somalie, mais encore samoussas et thé à la cannelle et au gingembre par Fatouma Jumeauh, bénévole au CAO. «Tout le monde a joué le jeu», se satisfait Romain Raffin, membre de la présidence collégiale de l’AMAC. «En plus du repas, nous avions prévu des temps musicaux et diverses animations auxquelles habitants et réfugiés ont participé. A la fin de la journée, un morceau a même été créé, retraçant leur parcours et leur arrivée ici. C’est un titre que nous allons bientôt enregistrer», poursuit-il également ravi d’accueillir Yohannes Degu, un réfugiés Ethiopien, au sein du conseil d’administration de l’AMAC.

Quatre projets à financer
Une journée chaleureuse qui aura donc permis de dégager une recette de 500 euros, directement à destination du CAO de Confolens. «Cette somme sera destinée à aider financièrement plusieurs projets qui répondent aux besoins des 50 résidents», annonce Bérangère Le Fur, animatrice socio éducatif au sein du CAO de Confolens. Le premier concerne le développement du jardin potager et du poulailler, avec principlement l’achat de matériels, d’outils, et surtout d’une clôture. Le deuxième projet est plutôt destiné aux plus sportifs souhaitant s’impliquer dans le football : «Il faudrait des shorts, des chaussures à crampons, des ballons,… mais aussi aider certains jeunes à payer leur licence… Pour d’autres, ce serait plutôt acquérir du matériel de réparation pour la dizaine de vélos donnés par Emmaüs il y a quelques semaines. L’idée est qu’ils maintiennent ces vélos en bon état, d’autant plus que c’est leur seul moyen de se déplacer. Bien sûr, on ne pourra payer payer tous ces équipements, mais cet argent va y contribuer», ajoute Bérangère Le Fur qui lance d’ailleurs un appel à la population et aux associations sportives qui pourraient donner certains matériels.
Enfin, le quatrième projet évoqué est de participer au regroupement des réfugiés avec des membres de leur famille dispersés dans toute la France. «Ils ont un budget très limité, qui varie très souvent. Leur souhait serait qu’on les aide à retrouver une épouse, des enfants,… et que chacun fasse par exemple la moitié du chemin pour ensuite se retrouver le temps d’une journée ou deux. Cela prendrait la forme d’une contribution pour les frais de transport notamment.»

Après la remise du chèque – effectuée en présence de deux migrants, Yohannes et Assadula – tous ont déjà promis de renouveler l’expérience, peut-être avant la fin d’année.

G.P