La Charente Limousine crée sa marque territoriale

Publié le 2 octobre 2018 | Actualité / Confolens / Une

Une marque territoriale comme pour mettre en avant la qualité des produits agricoles de Charente limousine.
Ce mercredi 26 septembre à Confolens marquait le deuxième rassemblement de soutien à l’élevage et l’agriculture de Charente limousine, initié l’an dernier et appelé à devenir annuel. L’occasion rêvée pour Philippe Bouty, le président de la CdC Charente Limousine, de présenter devant plusieurs centaine de personnes la nouvelle marque territoriale «Ici on mange local !» qui devrait dès à présent être apposée sur les produits agricoles locaux et dans les lieux où ils sont commercialisés, de la grande distribution aux ventes à la ferme. «On sait que les gens sont attachés à la consommation de produits qui viennent de leur terroir. Cette marque territoriale – et non un label car trop contraignant – permettra de réunir la filière élevage, le maraîchage, les produits laitiers,… du territoire. (…) La race limousine a les moyens de devenir une race d’excellence. Une race née, élevée, abattue et consommée en Charente Limousine», a t-il indiqué au sortir d’une table ronde organisée dans l’après-midi entre différents acteurs du secteur et des élus, «tous présents sauf les services de Région, une fois de plus», soulignait Jean-Noël Dupré, le maire de Confolens.
Une rencontre qui aura permis de clarifier certaines choses comme le dossier concernant les aides publiques qui pourront finalement être apportées aux manifestations agricoles locales (telles que les deux festivals de Chabanais, la Saint-Barthélemy de Confolens, le comice agricole,…) : «La lecture du texte de la Loi Notre n’était pas évidente», notait François Bonneau, le président du Département qui ajoutait «Après la convention que nous venons de signer avec la Région, nous pourrons venir en appui pour soutenir financièrement une manifestation, à condition que la Région et l’Etat acceptent et donnent leur accord.» Le problème de sécheresse était également évoqué «même si les services de l’Etat ont déjà répondu négativement sur l’état de calamité agricole», tout comme la nécessité de passer par les circuits courts, «un plus à développer» selon les élus réunis autour de la table.
Enfin, le cas du centre d’abattage n’a bien sûr pas été oublié, Philippe Bouty espérant «au moins l’équilibre et les 5 200 tonnes en fin d’année, vu le tonnage réalisé en août. Mais il manquerait 1 500 tonnes supplémentaires pour résorber le déficit cumulé…. En Charente Limousine, il y a le tonnage nécessaire pour faire fonctionner cet outil, et le fait qu’il soit multi-espèces (trois chaînes) complique son équilibre.»