Ils se mobilisent face à l’arrachage des haies

Publié le 9 avril 2019 | Une

 

Suite à l’arrachage intempestif des haies bocagères sur différentes communes, portant atteinte au bocage limousin qui reste quand même quelque chose de typique, nous avons décidé de nous faire entendre. Il en va de toute l’identité et de l’attractivité du territoire.  Installés à Brac dans la commune de Saint-Christophe, Alain et Annick Mathieu ne cachent pas leur exaspération au lendemain d’une réunion organisée le mercredi 27 mars dans la mairie de la commune, intitulée «Les haies, notre environnement, votre devoir et vos droits pour les protéger» à l’initiative de l’association locale «Par ici la bonne soupe» et de «Saint-Junien Environnement». «On s’est tous étonnés de l’abattage et de l’arrachage des haies et nous avons décidé de faire une réunion afin d’exposer nos difficultés à empêcher les agriculteurs de procéder à des arrachages. Ça tombe souvent dans l’oreille d’un sourd mais il va pourtant falloir se battre pour arrêter le massacre et protéger tout ça. Supprimer des haies, c’est supprimer ce qui participe à la biodiversité, la retenue d’eau, la préservation de la faune,…», poursuit Alain Mathieu qui a constaté que le problème était récurrent dans de nombreuses communes. «D’ailleurs, cette première réunion a rassemblé une trentaine de personnes venant de Montrollet, Brigueuil, Nouic, Saint-Brice, Saulgond, Javerdat, Esse, Abzac,… et même de Blond. Ce qui prouve bien que tout le bocage limousin subit les mêmes pertes.» Autres personnalités présentes : des représentant des associations Nature et Accueil, de la Ligue Protectrice des Animaux, un juriste de Limousin Environnement,… mais encore Pierre-Antoine Raimbourg, de la ferme écologique de Gorce à Esse, un agriculteur déjà engagé dans l’agro-écologie. C’est d’ailleurs chez lui que 85 élèves de 4ème du collège Noël Noël de Confolens étaient venus, fin janvier, planter 960 mètres d’une haie complexe car composée d’une dizaine d’essences différentes.