Dix collégiens ont participé au CNRD

Publié le 29 mai 2018 | Actualité / Confolens

Etre un «passeur de mémoire» est une valeur importante au collège Noël-Noël de Confolens.
C’est ainsi que Vincent Mourgues, professeur d’Histoire, a invité Ginette Kolinka, rescapée des camps de la mort à venir témoigner devant les élèves. Dans la foulée, Christine Vignaud, elle aussi professeur d’Histoire, a organisé la visite du village martyr d’Oradour-sur Glane. Comme chaque année depuis 2003, celle-ci a fait participer les élèves au Concours National de la Résistance et de la Déportation. En 2017-2018, le sujet portait sur «S’engager pour libérer la France», thème très vaste puisqu’il s’agissait aussi bien d’expliquer les motivations des résistants afin de libérer la France du joug nazi mais aussi du gouvernement collaborateur de Vichy, dirigé par le maréchal Pétain, mais aussi d’évoquer la Résistance extérieure, menée par de Gaulle, et la Résistance intérieure incarnée par Jean Moulin sur le plan national et les actions ayant mené à la libération du territoire.
L’ampleur du sujet a sans doute un peu effrayé les élèves car seulement dix élèves de 3ème du collège confolentais ont osé participer au concours cette année. Ils se sont préparés en utilisant les fascicules édités pour le CNRD par les associations de déportés ou les expositions prêtées au collège par l’Office National des Anciens Combattants et Veuves de Guerre.
La remise des prix s’est déroulée le 16 mai à partir de 14h à la salle des fêtes de Montmoreau-Saint-Cybard sous la houlette du collège Antoine Delafont. Cette cérémonie était co-présidée par Andrée Gros, grande figure de la résistance charentaise et ancienne déportée. Les élèves, accompagnés par Christine Vignaud ont été récompensés par des livres sur la Résistance et des marques pages.
Heureux de cette expérience, les élèves ont émis le désir de participer à nouveau au concours l’année prochaine alors qu’ils seront au lycée. Ils ont compris qu’ils étaient les futurs «passeurs de mémoire», comme leur a dit Andrée Gros, puisque bon nombre de Résistants et de déportés ne sont plus là pour évoquer cette période tragique de l’Histoire.