Des écoliers initiés au théâtre à la Maison Maria Casarès

Publié le 5 juin 2018 | Une

Durant la semaine passée, les élèves des classes de Benest et d’Ambernac, membres du RPI «Autour d’Alloue» ont pu bénéficier de la présence de Gustave Akakpo, un artiste Togolais venu se poser quelques jours à la Maison Maria Casarès.
«Le début de la semaine a été consacré au travail autour de la pièce «Même les chevaliers tombent dans l’oubli», un conte sur la différence de couleur de peau que Gustave reviendra présenter cet été. Il est allé dans les classes travailler avec les enfants et aujourd’hui (ndlr : jeudi 31 mai), ce sont eux qui sont mis sur le devant de la scène, en présentant leurs travaux ou en improvisant des tableaux, à la demande du comédien», résume Matthieu Roy, de la Compagnie du veilleur, qui co-dirige le site avec Johanna Silberstein. Une rencontre financée par le RPI, qui devrait se poursuivre durant l’été puisque la quarantaine de jeunes participants a été conviée à participer à un des goûter-spectacles organisés avec Gustave Akakpo les mardi et mercredis (16h30) du 17 juillet au 17 août.

La troisième Jeune pouce sortie
de résidence
En parallèle, la Maison Maria Casarès accueillait, depuis le 7 mai, sa troisième jeune pouce de la saison : Jessica Dalle. La jeune metteur en scène de 29 ans présentait, jeudi 31 mai, une première présentation de sa pièce baptisée «Midi était en flammes», et inspirée du roman «Théorème» de l’auteur Pier Paolo Pasolini, écrit en 1968. «Nous travaillons sur une adaptation de ce texte ainsi que ses poèmes et des bribes extraites de journal. L’histoire tourne autour d’une famille bourgeoise, et sur comment elle se reconstruit après l’irruption d’une personne qui met en péril ce cadre bien établi. On s’aide beaucoup du roman, notamment par rapport à des sujets comme l’érotisme et la sexualité», détaille Jessica Dalle, qui met en scène cinq acteurs et un musicien. «L’univers est plutôt sonore et assez visuel. Avec les acteurs, on cherche plutôt l’improvisation, tout en étant assez cadrée… En fait, on suit une trame et le spectacle se monte petit à petit, avec une musique composée et non enregistrée», poursuit-elle. Une envie de création que la troupe a également pu mettre en pratique lors du week-end d’animations organisé par la Ferme de Tante Alouette les 19, 20 et 21 mai dernier, via l’écriture «d’une petite forme, pour les propriétaires, en se basant sur quelques archives de leur famille.» Après cet premier jet sur scène, Jessica Dalle reviendra à Alloue les 16 et 17 septembre pour présenter la suite de son travail.