Christian Faubert a reçu les «antiéoliens»

Publié le 1 décembre 2015 | Actualité / Confolentais

christian faubert et stopéolien

L’occasion pour les membres représentés d’évoquer leurs inquiétudes et leurs revendications quant à ces projets fleurissant en Charente-Limousine, avec actuellement, l’éventuelle implantation d’un nouveau parc éolien sur la commune de Saulgond. Ce qu’ont notamment déploré les membres présents, à l’image de Michel Godet, ancien adjoint à Saulgond, «c’est l’enfumage et l’absence de communication auprès des administrés. On a l’impression que tout est fait dans notre dos». Patrimoine, immobilier, problèmes sanitaires, destruction massive du paysage, tout a été passé au crible durant cette rencontre. Christian Faubert s’est dit «réceptif à ces dénonciations». «Toutefois, je ne peux  pas intervenir en ma qualité de président. Les promoteurs éoliens traitent directement avec les élus des communes. Notre rôle est d’administrer et de gérer l’intercommunalité, en aucun cas d’imposer quoique ce soit à qui que ce soit». En effet, il semblerait que seuls les conseils municipaux aient un pouvoir décisionnaire sur l’acception de ces implantations. «Par contre, ce que je peux faire, c’est le mettre à l’ordre du jour de notre prochain conseil communautaire et d’en discuter avec nos élus, mais là se situe notre limite». Jean-François Lavergne, vice-président de la CdC Haute-Charente en charge de l’environnement, a participé à de nombreuses commissions sur ces projets d’implantation. «Il faut savoir que quand bien même les élus présents lors de ces commissions se prononceraient contre ces projets, c’est au Préfet de la Charente que revient la décision finale». «C’est déjà arrivé» selon Guy Cadet, maire de Nieuil. «Je me suis rendu à une commission qui s’était prononcée contre, cela n’a pas empêché le secrétaire général du Préfet de valider le projet». Des comissions uniquement consultatives donc, et des situations qui ressemblent fortement à des impasses pour ces membres du collectif «StopEolien». En revanche, les élus présents ont écouté ce que chacun avait à dire. «L’idéal, ce serait au moins de définir une éthique qui vise à obliger les élus municipaux à informer les riverains avant d’entreprendre quoi que ce soit avec les promoteurs et les propriétaires» a suggéré l’assemblée. Le sujet devrait donc être abordé lors du prochain conseil communautaire.