Brillac : les œufs bio de Hiesse au menu de l’Ehpad de la Chalotine

Publié le 9 octobre 2018 | Actualité / Confolentais / Une

Depuis le 19 septembre, les œufs bio de le Ferme du Riveau de Hiesse s’invitent dans les assiettes des 40 résidents de l’Ehpad de la Chalotine de Brillac.
«On ne fonctionne plus qu’avec ça !», confirme Charlotte Dupont, la directrice de l’établissement à l’origine de ce changement. «Je souhaitais mettre fin à la consommation d’œufs de batterie ou d’œufs qui arrivent sous forme liquide. J’ai visité à plusieurs reprises la ferme et j’ai pris contact avec les services vétérinaires. Ils étaient plus que favorables, à condition que le centre produisant les œufs soit agréé et puisse fournir un certificat prouvant la traçabilité dans un même lieu du produit», résume t-elle. Une fois l’administratif réglé, il ne restait plus, pour la chef de cuisine, Maryse Letondeur, qu’à concocter ses menus. «En plus, c’est quelque chose qui parle aux résidents ; Hiesse, ils savent où c’est et ils sont contents de manger un produit qui vient d’ici.» Un circuit court «Hiesse/Brillac 17 km» qui est d’ailleurs affiché fièrement dans plusieurs espaces communs de la structure. Même l’école maternelle toute proche – dont la trentaine d’enfants vient déjeuner chaque jour à la Chalotine – s’est ralliée au projet.

Une initiative à développer ailleurs
Cette démarche entre producteurs et consommateurs locaux n’est pas une première pour la Chalotine, l’Ehpad faisant déjà appel depuis 2016 à la boucherie de Lesterps pour la quasi totalité des viandes servies, ainsi qu’à la boulangerie de la commune pour le pain. «Maintenant, l’idée est de développer cela pour les fruits et légumes. Nous travaillons actuellement avec une société de grossiste mais nous aimerions trouver un maraîcher capable de fournir en grande quantité», poursuit la directrice qui aimerait que son initiative soit suivie par d’autres établissements : «La ferme du Riveau pourrait par exemple profiter de sa livraison à Brillac pour aller dans une autre commune… En terme de coûts, on s’y retrouvera si on est plusieurs.»
Et, coïncidence ou non, les poules installées dans le poulailler du jardin de l’Ehpad ont accueilli un coq à la fin de l’été… et neuf poussins ont vu le jour. «Les œufs ont éclos devant les portes des résidents ! Tout le monde s’en occupe, y compris les familles, c’est devenu une attraction !», sourit Charlotte Dupont.