Bras de fer entre Geneviève Morille et la Safer

Publié le 23 juin 2015 | Actualité / Confolentais / Une

vieux cérier G.Morille

Au lieu dit «L’âge-Marie» à Vieux-Cérier, Geneviève Morille ne baisse pas les bras.

Fatiguée, elle a entamé une grève de la faim depuis le 2 juin, mais elle reste déterminée. En cause : une opposition avec la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural) à propos d’un terrain familial de 58 hectares. L’histoire commence en 2014, année durant laquelle sa mère signe un sous seing de vente avec Dominique Pantier. Les deux familles sont amies depuis plus d’une quarantaine d’années. Mais le 2 juin 2014, elle décède et c’est dès le lendemain qu’est émis un avis de la Safer refusant cette vente. Une nouvelle tentative, en février dernier, où la famille Morille re-signe avec les Pantier : «L’idée, c’est d’installer Baptiste Pantier, le fils, sur cette propriété. On savait que la Safer pouvait préempter mais aujourd’hui, il a 24 ans, avec une autorisation d’exploiter, et il souhaite travailler en bio. Ça ne se refuse pas», explique Geneviève Morille, soutenue par son frère et sa soeur. Une fois de plus, cela ne passe pas comme l’indique la Safer dans une lettre datée du 16 avril. «Il n’y a pas de de discussions. J’ai envoyé plusieurs lettres mais elles sont restées sans réponse, même au ministère de l’agriculture et à celui de l’écologie» Alors que faire ? «Personne n’a répondu alors il fallait mener une action forte. Je me suis installée ici et je quitterais la grange le jour où le notaire et la famille Pantier seront réunis pour signer la vente», indique celle qui est domiciliée en Charente-Maritime. Et à ce jour, cela fait plus de trois semaines qu’elle ne mange plus.