Article du 24/01/2012 à 12:00
Le projet de maison de santé n'a pas été retenu
Le projet de la future maison de santé, prévue à Confolens, n'a pas été retenu par l'Agence régionale de santé. Rendez-vous en avril pour une seconde chance.

Une maison de santé dans le Confolentais : une solution évoquée pour attirer les nouveaux praticiens dans le territoire. 
Mais voilà, déjà un problème de taille apparait : «Le projet de santé a été jugé bon, excellent même mais faute de projet immobilier il n'a pas été retenu par l'ARS (Agence régionale de santé)», a annoncé Guy Traumat, président de la Communauté de communes du Confolentais. Une phrase prononcée lors de ses voeux, mardi 10 janvier. Pourtant, ce dernier se voulait rassurant : «Le bureau d'étude que nous avons choisi et que nous payons a fait pour l'instant un bon travail. Les professionnels de santé se sont regroupés à une forte majorité dans une association présidée par le docteur Joëlle Rousseau.»
Elus et professionnels ont créé un comité de pilotage afin de trouver des solutions à ce problème immobilier. Plusieurs pistes avaient été évoquées dès le début. On pensait alors aux locaux de l'actuelle maison de retraire de la Commanderie, le site de l'Adapa, un local de la Poste, l'ancienne Gendarmerie, où le lieu reste inoccupé, ou pourquoi pas une intégration dans le futur hôpital. L'idée serait de voir s'associer médecins, kiné, dentistes et autres professionnels pour mutualiser les moyens au sein d'un même bâtiment et surtout inciter les jeunes à installer leur cabinet à Confolens. Une question de nécessité. «Cela fait plusieurs années qu'il n'y a plus de remplacements. Confolens va bientôt devenir une zone défavorisée : chacun va peu à peu prendre sa retraite et après, qui sera là pour prendre la suite ?», s'interrogeait le docteur Joëlle Rousseau, peu après la création de l'Association.
L'aval de l'ARS est indispensable notamment pour des questions de financement (Etat) et bien sûr de santé publique.
Prochaine étape pour ce dossier : le second passage auprès de l'Agence, prévu pour le mois d'avril. «C'est aujourd'hui un objectif à très court terme, une seconde chance, qu'il ne faudra pas rater. Il me semble que chacun des intervenants (élus communautaires, élus de Confolens, professionnels de santé et bureau d'étude) a bien cet objectif en tête», conclut Guy Traumat.

Gaëlle Pignolet

Actualité Flash info