Article du 07/02/2012 à 12:49
L'Adapa doit «retrouver un fonctionnement normal»
Nouveau président pour l'Adapa. François Weller, qui a pris ses fonctions le 11 janvier, espère redresser la situation financière de l'association d'aide à la personne.

(La rédaction) - Vous êtes le nouveau président de l'Adapa. Comment s'est passée votre arrivée ?
J'ai été élu le 10 janvier, lors du conseil d'administration prévu par Gilbert Quesne, l'ancien président qui a présenté sa démission le 31 décembre 2011. J'ai pris mes fonctions dès le lendemain, sachant que de nouvelles élections auront lieu dans deux ans car le conseil d'administration, composé de représentants des municipalités confolentaises, dure le temps d'un mandat municipal à savoir six ans. 

- Par quel dossier avez-vous commencé à vous occuper ?
Pour l'instant, il faut mettre à plat certains problèmes. Le premier concerne la communication interne : l'idéal serait de retrouver une bonne ambiance de travail et dissiper certains malentendus. Quand l'ambiance n'est pas sereine, les bénéficiaires le ressentent et ce n'est évidemment pas une bonne chose. Le second point se porte sur les finances : depuis plusieurs années, l'Adapa connait de grosses difficultés financières. En 2008, certaines actions ont été mises en place pour combler le déficit. Elles se révèlent satisfaisants mais il faudra en faire plus.

- Justement, où en est la situation financière à l'heure actuelle ?
En 2010, nous étions proches du dépôt de bilan et avons dû licencier neuf personnes. L'association n'a pas de fond propre et le moindre aléa financier imprévu met la structure en difficulté, malgré le soutien du Conseil général et le financement par les caisses (Cramco et Mutualité sociale agricole). On espère avoir plus de visibilité d'ici fin 2012 : un plan d'économie est déjà en route.

- Dans quel domaine pensez-vous faire des économies en priorité ?
Dans les frais de déplacement, sur la gestion des plannings de manière générale. Le métier des agents est d'aller là où les gens habitent, il s'agit donc d'économiser au maximum en leur faisant faire le moins de kilomètres possibles et en évitant les pertes de temps sur la route. A l'heure actuelle, ces frais engendrent une dépense de 50 000 euros par ans, contre 80 000 euros en 2008. Il faut continuer en ce sens, tout en respectant les horaires fixes des bénéficiaires : lever, toilette, repas,... Il faut savoir que nous comptons 450 bénéficiaires, répartis dans les 26 communes de la Communauté de communes du Confolentais. D'où la nécessité d'une bonne gestion des plannings, même si cela se révèle difficile.

- Etes-vous optimiste pour l'avenir ?
L'Adapa est à un tournant de sa vie : elle doit s'adapter aux données économiques du pays. Les budgets se resserrent aussi bien dans le social que pour l'aide aux personnes âgées et on nous demande d'optimiser les coûts en trouvant des solutions. Je me donne cette année pour créer un plan de fonctionnement structuré et cohérent pour le futur. L'objectif est clair : l'Adapa doit survivre et retrouver un fonctionnement normal car il y a beaucoup d'emplois à la clé (80 employés dont 71 agents). Une chose est sûre, nous allons tout faire pour maintenir ces postes.

- Allez-vous vous rapprocher des autres établissements de santé existant dans le Confolentais ?
Prendre des contacts et mettre en place une concertation sont nécessaires. Mais cela prend pas mal de temps. Il faut discuter afin de trouver des intérêts communs, je pense par exemple à l'Ehpad ou à l'hôpital. Pour réinventer un nouveau fonctionnement, on doit se connaître les uns les autres, s'adapter. L'Adapa devra peut-être aussi se tourner vers d'autres métiers pour les personnes âgées, trouver des domaines d'interventions que nous n'avons pas encore exploités.

- Beaucoup  de travail en perspective donc...
Une montagne de travail, c'est certain. Mais je n'oublie pas pour autant mon rôle de maire de la commune d'Abzac. Comme je l'ai signalé lors de mes voeux, j'ai assez d'énergie pour mener mes deux responsabilités de front. Je serai à la mairie le matin et à l'Adapa l'après-midi.


Gaëlle PIGNOLET


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